Ananke

En dépit d’un nom lourdement chargé de sens (celui de la déesse de la destinée, la nécessité inaltérable et la fatalité dans la mythologie grecque), ce quintet ne produit pas de sonorités foncièrement nouvelles mais raffine et personnalise le jazz moderne selon ses propres critères et normes.

11.06, 22.00 : Sounds
Ananke

09.07, 19.00 : Bruxelles les Bains
Ananke

Qui est… Ananke ?

Ananke est un groupe bruxellois mené par le pianiste et compositeur Victor Abel.

En 2003, il croise la route du bassiste Roméo Iannucci et du batteur Alex Rodembourg. Ils se découvrent suffisamment d’affinités pour former un trio.

Un an plus tard, ils enregistrent une première démo, s’inscrivent au concours des Jeunes Talents du Brussels Jazz Marathon et décrochent immédiatement le premier prix. Leur histoire pouvait dès lors véritablement commencer.

Ils sortent deux CD : « Ananke » (2004) et « Mystery Jungle » (2007).

Les concerts s’enchaînent aussi bien en Belgique qu’à l’étranger avec comme moments les plus marquants, les collaborations avec Philip Catherine et une résidence de six mois au club bruxellois Art-ô-Base.

Peu à peu, ils ressentent la nécessité de nouvelles impulsions, d’un nouvel élan.

Ainsi, ils réalisent une résidence à Roubaix (FR) lors de laquelle ils se produisent avec des DJ et groupes de hip-hop, dont Dj Boulaone.

Ensuite, le groupe s’adjoint les services de deux joueurs d’instrument à vent : le flutiste Quentin Manfroy et le clarinettiste basse Antoine Prawerman, remplacé entre-temps par Yann Lecollaire. Après l’enregistrement d’un EP, le tout nouvel album « Stop That Train » (Igloo) marque le véritable début de cette formule en quintet adoptée par le groupe.

Le batteur Alex répond à nos questions.

 

Quel(le) est…

… votre lieu préféré à Bruxelles ?

J’opterais dans ce cas pour un environnement non musical, à savoir le parc Duden à Forest. J’habite juste à côté. Le parc n’est pas très grand mais c’est malgré tout l’endroit rêvé pour s’évader de la vie trépidante que je vis tous les jours.

 

… le dernier CD ou album que vous vous êtes offert ?

Je me suis acheté un enregistrement du compositeur baroque Marin Marais avec une série de suites pour viole de gambe. Parfois, je ressens le besoin de me plonger dans une ambiance mélancolique et alors, j’écoute ce genre de musique. Ces dernières années, j’ai essentiellement acheté des albums de rock et de musique classique, et pas tellement de jazz. Avant, c’était juste le contraire.

 

votre plus beau souvenir d’un concert récent ?

Cela se passait à la Jazzstation. Il s’agissait de la présentation du dernier CD d’Aka Moon, « The Scarlatti Book ». Nous connaissons les musiciens depuis belle lurette et sommes en étroite relation avec eux ; pourtant, cette prestation était une des plus marquantes du groupe.

 

… votre expression favorite du moment ?

J’aimerais m’en tenir à la fin du poème « Allégeance » écrit par le poète français René Char : « Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas ? ». Ces derniers temps, ces vers me trottent souvent dans la tête.