Sarah Klenes

Une chanteuse qui démontre au travers de ses différents groupes et projets que la jeune génération de vocalistes renouvelle et développe foncièrement le genre.

9.07, 19.00, Brosella
Sarah Klenes & OakTree + invités spéciaux

Qui est… Sarah Klenes ?

En tant que fille du contrebassiste André Klenes, difficile pour Sarah (°1983) d'échapper à une carrière musicale.
D'abord, elle s'essaie à la danse classique, un rêve qu'elle met en suspens temporairement après trois années de pratique intensive. Aujourd'hui, elle travaille toutefois à un nouveau projet musical associé à la danse.

Le passage vers le jazz se fait à l'époque où elle s'inscrit au très réputé Lemmensinstituut (Louvain) où elle suit des cours auprès – entre autres – de Pierre Van Dormael et de Dré Pallemaerts. Les prochaines étapes sont le Conservatoire Royal de Bruxelles (David Linx, Kris Defoort) et le CSNM (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse) de Paris (Riccardo Del Fra).

Une bourse lui offre l'opportunité de participer au workshop Jazz & Creative Music sous la houlette du trompettiste américain Dave Douglas.

En 2009, elle fonde son propre trio (OakTree) et sort son premier CD sous le titre « À dos d’âmes » (Mogno, 2012). L'enregistrement le plus récent s'intitule « Well » (HomeRecords, 2014). La combinaison du chant, du violoncelle et de l'accordéon échappe à tout cloisonnement.

Par ailleurs, il y a aussi sa contribution au quartet international SaLLma’s Moles aux côtés du contrebassiste belge Lennart Heyndels, la violoniste italienne Ludovica Burtone et le guitariste letton Matiss Cudars. Cette collaboration marque aussi le début d'un autre groupe avec lequel elle remporte un franc succès : How Town. Pour l'heure, le groupe est constitué de Sarah, Lennart, Matisse et deux autres vocalistes. Un premier CD sort sous le petit mais superbe label belge Spookhuis.

Sans oublier son duo avec le clarinettiste basse Yann Lecollaire.

Elle se distingue également dans le théâtre musical (avec Les Superluettes) et fait partie du collectif de « soundpainting » bruxellois Matters.

Vous pouvez aussi entendre Sarah Klenes sur « Strange Fruit » (Blue Note) de Fabrizio Cassol.

Pour le concert lors du festival Brosella, elle a reçu carte blanche et a réussi à s'adjoindre les services de rien moins que Magic Malik, Tcha Limberger et Michel Massot.

Quel(le) est…

… votre lieu préféré à Bruxelles ?

Il ne s'agit pas vraiment d'un lieu en particulier mais plutôt d'un itinéraire de promenade. J'habite à deux pas du Manneken Pis, et par conséquent, dans un quartier touristique. Ce que j'aime surtout, c'est de quitter la cohue et de flâner de la rue des Tanneurs vers la place du Jeu de Balle pour y déguster un bon petit café. Ensuite, je continue par la rue Haute et le Sablon pour revenir par l'Église de la Chapelle. Lorsque je reviens d'une tournée internationale, c'est un rituel qui me tient à cœur. Ce n'est qu'alors que je me sens véritablement chez moi.

… le dernier CD ou album que vous vous êtes offert ?

Je vais très régulièrement à la bibliothèque Muntpunt qui dispose d'une belle collection de CD. Chaque semaine, j'y emprunte à coup sûr cinq CD. Ainsi, une de mes découvertes les plus récentes est « Savanne » du Malien Ali Farka Touré. Mais comme acquisition réelle, je peux mentionner « 69•96 » de Magic Malik. J'avais déjà quelques-uns de ces enregistrements mais étant donné que je l'ai invité pour ma carte blanche à Brosella, je veux pleinement explorer son œuvre.

… votre plus beau souvenir d’un concert récent ?

C'était à Termonde, une double affiche avec David Thomaere et Fabian Fiorini, et aussi une double découverte en ce qui me concerne. C'est surtout le concert de Fiorini qui m'a fortement impressionnée. Cela s'apparentait à une expérience quasi religieuse. Par sa manière de manipuler le piano, il donnait l'impression de jouer de l'orgue. Je dois encore mesurer l'impact qu'aura ce concert ; c'était en effet à ce point époustouflant.

… votre expression favorite du moment ?

C'en est une d'Antoine Lavoisier, un scientifique du 18e siècle. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. ». Un sujet franchement spirituel. Personnellement, j'ai mon mantra matinal sur la base duquel j'essaie chaque jour d'être en phase avec ce qui se passe dans le monde et avec la vie autour de moi.