Vincent Ghilbert

En tant que musicien, Vincent Ghilbert aime s’adonner à la variante plus moderne du jazz mais en tant qu’organisateur du Blue Flamingo Festival, il ouvre grand la porte à d’autres alternatives.

Blue Flamingo Festival (Kasteel arreveld - Molenbeek)

18.11, 19.30 : Jérémy Dumont Trio + Olivier Collette Quartet

19.11, 19.30 : Wolf In The Wood

 

Qui est… Vincent Ghilbert ?

Le musicien Vincent Ghilbert (°1978) a émergé sur la scène bruxelloise du jazz vers 2004. Très vite, il en veut plus et trois ans plus tard, il cofonde MuseBoosting dans le but de gérer l’agenda et de défendre les intérêts de groupes (propres), d’où l’idée du Blue Flamingo Festival, un événement de deux jours dans le cadre enchanteur du château du Karreveld avec au programme outre la musique, des spécialités culinaires (dont des bières bruxelloises artisanales).

En tant que clarinettiste, il fait office d’ambassadeur pour le fabricant international d’instruments Selmer dont le siège est à Paris.

Le premier CD de son groupe Flying Fish Jump sort en 2012 sous le titre « Road Trip » qui lui vaut d’être nominé aux Octaves de la Musique en 2013.

Ses activités musicales sont quelque peu mises en veilleuse pour l’instant, bien qu’il travaille d’arrache-pied à un deuxième CD. Pour l’heure, il accorde en effet toute son attention au Blue Flamingo Festival et au travail en coulisses de « MuseBoosting’s Web Audio Future ».

 

Quel(le) est…

… votre lieu préféré à Bruxelles ?

Tout le quartier Flagey avec le charme des étangs et de l’abbaye d’une part et le côté plus populaire avec sa friture et ses cafés d’autre part. La place Flagey elle-même offre de nombreuses possibilités d’activités en tous genres comme le marché ou divers spectacles en plein air.
Je me souviens encore d’un récent concert électro à L’Amère à Boire, à deux pas de la place. Une super ambiance, typique du quartier. Et bien évidemment, il y a le bâtiment Flagey lui-même où se produisent tout à la fois des groupes et artistes moins connus et de grands noms de la scène internationale. Autre grand avantage : pas mal de mes amis musiciens habitent dans le coin et à tous les coups, je croise quelqu’un qui ne demande pas mieux que d’aller boire un verre (rires).

 

… le dernier CD ou album que vous vous êtes offert ?

À présent, je réécoute de plus en plus des albums de ma propre collection de vinyles. J’écoute aussi très souvent la radio. Depuis ma jeunesse, c’est une de mes principales sources d’information. Je ne rate par exemple presque aucune des émissions « Jazz » de Philippe Baron sur la rtbf. Radio Campus est également incontournable.
Lorsque je veux écouter quelque chose de spécifique, je cherche généralement le morceau sur un de services de streaming musical sur internet. Dans ce cas, j’opte pour le service payant. Personnellement, j’apprécie énormément qu’on puisse désormais payer par morceau. Il y a certes encore pas mal de zones d’ombre et de problèmes liés à la mise en ligne de la musique mais je crains que l’avenir sera ainsi fait, alors pourquoi ne pas en tirer le meilleur parti maintenant ? Par contre, ce que je trouverais à la fois intéressant et utile, c’est que la radio et l’internet convergent encore davantage avec des boutons tels que « J’aime » et « Partager » ainsi qu’une offre similaire à celle de Deezer, Spotify et YouTube, bien entendu tout en prenant dûment en compte les droits d’auteur.
Mais pour finalement répondre à votre question, mes derniers achats étaient plutôt d’ordre nostalgique : « Unfinished Sympathy » de Massive Attack ainsi que « Eden » et « Mad About You » de Hooverphonic. De la pop donc, bien que j’écoute actuellement aussi pas mal de Trilok Gurtu, John Carter, Nina Simone et même Prokofiev.

 

votre plus beau souvenir d’un concert récent ?

Cela fait des années que je suis un fan inconditionnel d’Aka Moon mais le groupe qui m’a le plus impressionné tout récemment est Mâäk. Le jeu d’ensemble, les compositions, tout l’atmosphère, tout concordait.

 

… votre expression favorite du moment ?

C’en est une de Francis Bacon : « Nous naissons et nous mourrons… et entre les deux, nous essayons de donner un sens à cette existence vide de sens ».