Renaud Crols

Le violoniste et pianiste Renaud Crols se produit avant tout dans les cercles de swing manouche mais joue tout autant dans des productions associées à Bach ou aux Balkan beats, et est même un invité de choix sur la scène boogie-woogie.

19.01, Djangofolllies @ River Jazz Festival (Marni) 
Renaud Crols avec Roby Lakatos & Biréli Lagrène

 

Qui est… Renaud Crols ?

Renaud Crols (°1983) décroche un premier prix de violon au Conservatoire Royal de Liège. Il se concentre dans un premier temps sur la musique de chambre classique.
Dès qu’il fait la connaissance de la musique traditionnelle des Balkans, il se passionne pour cette culture et son intérêt s’oriente vers le jazz et plus spécifiquement vers le style manouche.

Le groupe auquel il accorde actuellement une attention particulière, est Les Violons de Bruxelles qui réunit en son sein les violonistes Tcha Limberger et Alexandre Tripodi, le bassiste Samuel Gerstmans et le guitariste Renaud Dardenne. Ils produisent un vibrant mélange de jazz manouche et de chorro brésilien tout en portant leur attention sur l’œuvre de Django Reinhardt et du Hot Club de France.

Avant cela, Renaud Crols travaille avec les artistes les plus divers. Ainsi, il fait une tournée européenne avec le groupe roumain de renommée mondiale Taraf de Haïdouks et se produit lors d’une tournée internationale aux côtés de Bert Cornelis (sitar) et Partha Mukherjee (tabla).
Dans le prolongement de ce dernier trio, il y a aussi Sitardust avec Joachim Lacrosse (sitar), Carlo Bourguignon (percussions) et Raphaëlle Brochet (chant) qui construit des ponts entre musiques belge et indienne.

Il se retrouve même plusieurs fois à l’affiche du festival boogie-woogie de Renaud Patigny. En 2016, il sera de nouveau de la partie, avec nul autre que Pierre-Alain Volondat.

Fabrizio Cassol (Aka Moon) fait appel à ses services pour les enregistrements de son album « Strange Fruit » (Blue Note) ainsi que pour « Pitié ! », le spectacle de danse et de théâtre d’Alain Platel autour de la musique de Bach.

Avec DJ Gaetano Fabri, il est à l’affiche de Couleur Café en 2012 où il met en branle une grande fiesta sur de frénétiques rythmes des Balkans.

Avec le guitariste belge Benjamin Clément, il forme non seulement un duo mais aussi depuis peu un nouveau trio en compagnie de Renaud Dardenne.

 

Quel(le) est…

… votre lieu préféré à Bruxelles ?

Bien que, comme tout musicien à l’heure actuelle, je passe de temps en temps au Bravo, je choisis La Samaritaine. C’est un petit club intime qui permet d’avoir une relation privilégiée avec le public. Pour les musiciens, c’est une véritable aubaine, il y a une réaction immédiate. Vous pouvez leur parler et vous livrer comme si vous jouiez à la maison ou dans votre cercle familial. C’est comme de se retrouver dans une espèce de cocon. Et avant toute chose, il y a bien sûr la personnalité d’Huguette, la femme qui depuis des décennies personnifie à elle seule La Samaritaine.

 

… le dernier CD ou album que vous vous êtes offert ?

Il y a de cela quelques mois, j’ai donné un concert à Woluwe-Saint-Lambert. Dans la salle, il y avait un stand de disques avec dans les bacs pas mal de compilations de l’excellent label Frémeaux. J’y ai trouvé un CD du pianiste Teddy Wilson. Outre le violon, je joue aussi du piano mais moins de gens le savent. Je suis fan de « stride », un style qui varie légèrement du swing.

 

votre plus beau souvenir d’un concert récent ?

Le concert du bassiste Avishai Cohen au Roma à Anvers. Il a réussi à entraîner toute la salle dans son monde. Et certes, il amène le tout de manière extrêmement professionnelle et cela manque sans doute d’improvisation mais il n’y a pas à dire, l’homme produit un son unique. C’est un musicien qui crée son propre univers et c’est précisément ce qui m’intéresse.
Un style, cela ne se commande pas, ça vient tout naturellement. Vous êtes constamment influencé par tant de choses. Toute votre vie en découle directement. Tout aussi importants à mes yeux sont l’humour et une bonne relation avec le public. Il doit y avoir relation. Les musiciens ont parfois tendance à l’oublier lorsqu’ils sont sur scène parce qu’ils se concentrent sur la musique. Les vrais artistes de la scène, je pense entre autres aux prestidigitateurs, savent pertinemment bien quelle est l’importance de ce lien avec la salle.

 

… votre expression favorite du moment ?

Il s’agit d’une situation plutôt que d’une citation : c’est la plus grande escroquerie de tous les temps qui vous fait croire que vous pouvez guérir et être de nouveau en bonne santé en avalant des substances toxiques. Il suffit de lire n’importe quelle notice avant utilisation. Les trois-quarts du texte sont consacrés aux effets secondaires néfastes. Je suis franchement dégoûté par cette manipulation par le monde pharmaceutique, toutes les autorités gouvernementales et les organisations qui y sont directement ou indirectement liées. Tout est axé sur le pouvoir de l’argent. Je vois pas mal de gens malades autour de moi, et certes, de mauvaises habitudes alimentaires en sont parfois la cause mais surtout, ils se laissent berner par des infos trompeuses et avalent des substances toxiques qui bousillent encore plus leur corps et causent bien souvent d’autres maladies.
J’ai examiné le sujet de manière approfondie et j’essaie de sensibiliser tout le monde autant que possible. À cet égard, je conseille vivement aux gens de consulter les sites web suivants : www.dr-rath-foundation.org, www.alliance-du-dr-rath-pour-la-sante.org, www.asanat.org.
Et croyez-moi, tout ceci est scientifiquement prouvé. De nombreuses études ont été publiées en ce sens. C’est une honte de faire prendre aux malades des substances toxiques pour soi-disant se soigner. La chimiothérapie en est l’exemple le plus révélateur. Vous vous empoisonnez pour guérir. C’est comme si vous détruisiez les mauvaises herbes au jardin avec du napalm. Hé oui, effectivement, vous les tuez mais tout le reste aussi.